Enseigne "Limite du Parc national des Virunga". Nord-Kivu. Photo d'illustration. ©WWF
En République démocratique du Congo, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) tire la sonnette d’alarme et dénonce avec vigueur l’exploitation illégale des ressources minérales au sein du prestigieux parc national des Virunga, joyau écologique gravement menacé.
Lors d’une conférence de presse tenue, fin mars dernier, dans la ville de Beni, devenue provisoirement chef-lieu du Nord-Kivu, Méthode Uhoze, responsable des Relations extérieures de l’ICCN, a pointé du doigt la déstabilisation orchestrée par les rebelles de l’AFC/M23, appuyés par les Forces rwandaises de défense (RDF), comme l’un des facteurs clés de cette prédation minière croissante.
Cité par Deskeco.com, il a déploré que « les guerres n’impactent pas seulement les populations, elles affectent aussi la flore et la faune ». Il a ajouté qu’« Actuellement, plusieurs zones du parc échappent au contrôle des éco-gardes en raison de l’insécurité. Ces zones sont devenues des bastions d’exploitation illégale des ressources ».
Cette guerre larvée, qui ravage le Nord-Kivu, a totalement désorganisé le dispositif de surveillance du parc. Les éco-gardes, autrefois garants de la protection de cette aire naturelle d’exception, se retrouvent désormais impuissants face à l’occupation des zones minières par les forces armées illégales.
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Mais le désastre ne s’arrête pas là. Selon Méthode Uhoze, l’industrie touristique, autrefois florissante autour du parc des Virunga, se trouve aujourd’hui à l’agonie. Ce déclin brutal met en péril les moyens de subsistance de centaines de familles qui tiraient leurs revenus de cette activité écotouristique.
La résurgence des hostilités a connu une escalade sans précédent depuis janvier 2025, mois au cours duquel les forces du M23 ont pris le contrôle des villes stratégiques de Goma et Bukavu. Dans la même foulée, un rapport accablant des Nations unies, publié en fin 2024, a mis en lumière le pillage systématique des minerais par ces groupes armés. À Rubaya, notamment, 150 tonnes de coltan sont illégalement exploitées chaque mois puis exportées frauduleusement vers le Rwanda, générant plus de 800 000 dollars américains de revenu au groupe AFC/M23/RDF.
Mongongo

Que Dieu nous vienne en aide si non à notre niveau avons plus à faire