Vue aérienne sur Uvira
Près d’un mois après le retrait des rebelles de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, plusieurs fosses communes ont été mises au jour, contenant au moins 170 corps selon des sources locales concordantes. La découverte a été confirmée par les autorités provinciales du Sud-Kivu.
D’après le gouverneur Jean-Jacques Purusi, deux principaux charniers ont été identifiés dans les quartiers périphériques de la ville dite « de la résistance », pourtant hébergeant actuellement des institutions provinciales.
« L’un, à Kilomoni, près de la frontière entre le Congo et le Burundi, contenait une trentaine de corps, et l’autre, à Kavimvira, en contenait 141 », a-t-il précisé le gouverneur. Les fosses auraient été révélées après de fortes pluies ayant partiellement mis à nu les sépultures, alertant les habitants en raison d’odeurs fétides.
Des médias internationaux évoquent également d’autres sites, notamment à Kilibula, Kabimba et dans la localité voisine de Sange, où une dizaine de corps supplémentaires auraient été exhumés. Certaines fosses se situeraient à proximité d’anciennes positions occupées par l’AFC-M23 durant son contrôle de la ville, selon des sources locales relayées par la presse.
Des témoignages recueillis sur place décrivent des scènes d’inhumation sommaire. Plusieurs organisations de la société civile redoutent que de nombreuses victimes soient de jeunes hommes, soupçonnés durant l’occupation rebelle d’appartenir aux groupes d’autodéfense dits Wazalendo, alliés aux forces gouvernementales.
