La République démocratique du Congo participe, ce mercredi 4 février 2026 à Washington, à la toute première réunion ministérielle consacrée aux minerais critiques. Près d’une cinquantaine de délégations venues du monde entier prennent part à cette rencontre de haut niveau, destinée à renforcer la coopération internationale autour de la sécurisation et de la diversification des chaînes d’approvisionnement en ressources stratégiques.
Selon un communiqué du Département d’État américain, cette initiative vise à instaurer une dynamique collective afin de garantir l’accès durable aux minerais essentiels à l’innovation technologique, à la compétitivité économique et à la sécurité nationale.
D’autres États africains, notamment le Kenya et la Guinée, figurent parmi les participants. La RDC y est représentée par le président Félix Tshisekedi, accompagné du ministre des Mines, Louis Watum, ainsi que de responsables de grandes entreprises minières opérant sur le sol congolais, indiquent des sources concordantes.
le projet « Vault » et le rôle central de la RDC
Dans le cadre de sa stratégie de sécurisation des ressources critiques, Washington a récemment annoncé le lancement d’un projet stratégique baptisé « Vault », visant à constituer une réserve nationale de minéraux jugés essentiels, tels que les terres rares, le lithium et d’autres métaux stratégiques, et de réduire l’influence de la Chine. L’Afrique, et particulièrement la RDC, apparaît comme un pilier potentiel de cette politique américaine.
Ce partenariat public-privé ambitionne de prévenir toute pénurie de minerais et d’hydrocarbures en mettant en place des stocks stratégiques. Dans une récente communication de la Maison Blanche, le président Donald Trump a précisé que le budget initial de cette réserve s’élève à 12 milliards de dollars, comprenant un prêt de dix milliards accordé par la Banque d’import-export des États-Unis (Ex-Im Bank) et près de deux milliards issus d’investissements privés.
Dans ce contexte, plusieurs entreprises minières actives en RDC ont confirmé des discussions avancées en vue d’approvisionner le marché américain, notamment à partir de la mine de Kipushi, dans le Haut-Katanga. Ivanhoe Mines, la Gécamines et le négociant international Mercuria envisagent une production comprise entre 240 000 et 290 000 tonnes de concentré de zinc pour l’année 2026.
Cette rencontre de Washington pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans la coopération minière entre Kinshasa et Washington. Fin 2025, les deux pays avaient déjà conclu un partenariat stratégique axé sur l’exploitation et la valorisation des minerais critiques, notamment les 3T (étain, tantale, tungstène) et l’or.
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